Simona Brunel-Ferrarelli

Simona Brunel-Ferrarelli naît en 1965 à Rome. En 1974, son père est transféré à Genève. Face à la menace d’une confusion babélique, elle cherche un point d’appui en lisant les grands classiques. Les Battantes (Encre fraîche, 2019) remporte le Prix de la Société Genevoise des Ecrivains et le Prix SPG.

La Chienne-mère
La Chienne-mère
Simona Brunel-Ferrarelli
2021, Éditions Slatkine

Allegra Felice, la troisième fille (indésirée) d’une mère déjà fatiguée de vivre, naît dans une ferme misérable. Mais la misère est surtout morale : la famille apparaît en effet comme marquée par une violence impitoyable, prête à éclater au moindre prétexte. La seule lueur d’humanité : deux chiots dont l’un, appelé Mère, grandit avec Allegra. Sans tomber dans le sentimentalisme, la prose crue de ce roman, d’une grande force poétique, parvient à dégager une tension digne d’une tragédie classique.

«Il m’arrive de penser que j’ai été une petite fille triste mais je crois que c’est faux. J’ai été une petite fille pleine de pestes et de commencements. De matins qui annonçaient des bagarres, d’anniversaires oubliés, de cérémonies sabotées par nos emportements.

Une petite fille difficile à comprendre et impossible à aimer, qu’on traitait en adulte en raison d’une intelligence difficile à occulter, mais qui couvait au berceau sous les allures de soldat.

Une petite fille.

D’une centaine d’années.»

SO   13:00–13:45
Simona Brunel-Ferrarelli
Lecture et discussion
Wengisaal